Le petit Moneyslave

Infos sur le moneyslavery francophone

Pourquoi être moneyslave ?

Une pratique liée à la soumission bdsm

Le moneyslave est souvent à la base un soumis au sens du sadomasochisme. C'est à dire qu'il trouve son plaisir dans la soumission à une femme dominatrice. On comprend bien que donner son argent à une femme considérée comme supérieure, est un geste de soumission. La maîtresse ne travaille pas mais gère l'argent de son soumis. Celui-ci donne son temps de vie pour le confort de sa maîtresse de manière consentante. Or le temps étant la ressource la plus précieuse dont nous disposons toutes et tous, le soumis consent un vrai sacrifice qui a le pouvoir de l'exciter sexuellement. L'excitation sexuelle provient en partie du fait qu'en temps normal, il aurait du mal à accéder à la femme à laquelle il se soumet. Celle-ci ne s'intéresserait pas à lui mais aux autres hommes dominants. Et cette dernière s'en vante souvent en jouant sur ce sentiment d'inaccessibilité qui ne fait que renforcer le désir de ses sujets.

Un palliatif à sa misère sexuelle ?

Il est encore possible que le moneyslave trouve dans cette pratique le moyen de compenser la misère sexuelle de son quotidien. En effet de nombreux hommes en France vivent sans faire l'Amour régulièrement. Certains vont voir une prostituée, d'autres regardent des films porno, alors pourquoi pas donner son argent à une femme et entrer dans ce jeu de rôle pour obtenir la pulsion sexuelle recherchée. De nombreux moneyslaves, lorsqu'ils entament une discussion avec leur déesse financière, sont prêts à dégainer aussi bien le compte Paypal que leur sexe durcis et prêt à décharger. Aussitôt après le soulagement, un sentiment de s'être fait exploité et manipulé prend naissance. Il provoquera parfois l'envie d'arrêter cette pratique subversive, et parfois sera ignoré pour recommencer le lendemain ou un peu plus tard en fonction de l'état des finances.

Des pulsions sexuelles puissantes

Avec le temps, et à force de pratiquer le schéma indiqué ci-dessus, une forme d'addition à cette sexualité prend naissance. Les pulsions sexuelles qui en découlent sont si puissantes que le moneyslave ne trouve pas d'équivalent dans sa vie quotidienne même dans une relation sexuelle classique dite vanille. Alors, comme un cocaïnomane il recherche à donner de l'argent pour pouvoir satisfaire sa pulsion et accéder au plaisir ultime que cela lui procure. Ainsi on voit parfois des moneyslaves qui vont jusqu'à supplier sincèrement leur Maîtresse d'accepter leur virement paypal, amazon, pot commun ou bancaire. Leur Maîtresse y prend également souvent un plaisir sadique ou opportuniste et peut aller jusqu'à décider de refuser le virement en décidant de jouer un peu avec sa marionnette. Cela ne fera que renforcer l'envie du moneyslave de lui donner cet argent, voire le tentera de payer encore plus pour qu'elle accepte. Ce dernier levier est un point qui peut éventuellement distinguer une Moneymiss qui pratique par jeu et passion, ou alors pour l'opportunité.

Un complexe d'infériorité ?

Le complexe d'infériorité est très commun dans la société et amène les individus les plus respectables à se dévaloriser face à une autre personne qu'ils considèrent comme supérieure à elle. Ils ont la sensation de ne pas pouvoir dégager la même aura, ne pas pouvoir atteindre les mêmes objectifs, ne pas pouvoir cotoyer les mêmes cercles que l'individu qu'ils idolâtrent. Dans le cadre du moneyslavery, il semble évident que cela peut s'appliquer. Si un homme très à l'écart socialement, et disposant de peu de confiance en lui-même, fait la rencontre virtuelle ou réelle d'une femme à l'opposé très intégrée, au contact facile, et ayant très confiance en elle. Alors celui-ci peut naturellement vouloir accentuer le rôle dominant de cette femme, en décidant de travailler pour elle. Il trouve ainsi une utilité à sa façon d'être : celle de renforcer la présence de cette femme et d'éventuellement l'aider à progresser encore plus dans la société ou de lui procurer des plaisirs de luxe par exemple. Mais fréquemment le moneyslave est également quelqu'un de bien intégré en société, sans aucun complexe d'infériorité. Et la maîtresse dominatrice n'a pas toujours non plus de complexe de supériorité.